©2016 by Arnaud Cacheur. created with Wix.com

  • Arnaud Cacheur

Article "Le Parisien, Compiègne et sa région" du 18 juin 2017

http://www.leparisien.fr/oise-60/vieux-moulin-60350/vieux-moulin-arnaud-cacheur-le-cuisinier-des-mauvaises-herbes-17-06-2017-7059996.php



Vieux-Moulin : Arnaud Cacheur, le cuisinier des « mauvaises herbes »

Arnaud Cacheur, ethnobotaniste, organise régulièrement des sorties à la découverte des plantes sauvages et de leurs vertus culinaires. Un passionné qui adore partager ses connaissances autant que ses recettes.

Par Paul Abran

Le 17 juin 2017 à 12h42

Depuis 1998, Arnaud Cacheur, biologiste spécialisé dans l'étude des plantes, organise à Vieux-Moulin des sorties et des stages pour sensibiliser les gens sur l'importance de la flore sauvage dans notre écosystème. « J'apporte des connaissances sur le fonctionnement du vivant », indique le passionné.

Un savoir qu'il divulgue tout au long de balades, accompagné de petits secrets culinaires. C'est dans son jardin, dans les chemins de son village et dans un petit bois aménagé, que cet ethnobotaniste emmène, comme ce dimanche matin, des groupes de cinq à quinze personnes invitées à découvrir les saveurs et les parfums du monde végétal.

Des sorties suivies d'un atelier cuisine

Le temps d'une demi-journée, Arnaud Cacheur présente entre cinq et dix plantes. « Mon objectif, c'est que les personnes qui suivent mes sorties soient capables de cuisiner plusieurs types de plantes », précise-t-il. Une fois cueillis, ces « légumes sauvages » deviennent les ingrédients d'un atelier cuisine qu'il propose et anime à la fin de ses excursions. Le tout pour seulement 10 € par personne, et 15 € avec l'option dégustation.

Le Grand plantain, ou plantain majeur, est une plante herbacée vivace que l'on peut retrouver dans n'importe quel jardin. DR

« Avec du plantain, qui pousse dans tous les jardins, on peut par exemple faire des toasts, des poêlées ou des soupes. C'est une petite merveille ! » sourit Arnaud Cacheur. Qui insiste sur les innombrables possibilités qu'offrent les plantes en cuisine. « L'important est d'arriver à faire de bons mariages de saveurs. Il ne s'agit pas seulement de cuisiner la plante. »

Biologiste de formation, ce scientifique se souvient de l'intérêt que suscitait en lui l'étude des plantes et leurs richesses dès ses années de lycée, « avec des découvertes bouleversantes ». Quant à sa passion pour la cuisine sauvage, elle est arrivée en 1997, avec la lecture de l'ouvrage de François Couplan, « Le régal végétal », recensant plus de 1 600 espèces accompagnées de conseils culinaires et de nombreuses recettes. « Cet ouvrage est extraordinaire, confie-t-il.

2 vues